Francis Mandeau vous invite à découvrir les cabanes de pierres sèches de Quintenas.

Curieux de l’architecture rurale et fort de mes pérégrinations sur les chemins de la commune je me suis particulièrement intéressé à ces petits chefs-d’œuvre de l’architecture paysanne : les cabanes en pierres sèches.

Carte

Chaque cabane est matérialisée par un repère rouge. Si les cabanes sont très proches, un point vert indique la zone où elles se situent et précise leur nombre. Cliquez sur le point vert pour voir ces cabanes.

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Définition

Ces constructions ont la particularité d’être constituées de matériaux locaux (ici pierres granitiques) assemblées sans mortier et constituant à la fois les parois et le toit de l’édifice à l’exclusion de tout matériau en bois.

Les pierres issues généralement de l’épierrement du terrain pouvaient indifférement être utilisées pour :

  • des chirats (pierres amoncelées) repères des lapins que les chasseurs débusquaient grâce au furet,
  • des murets qui servaient à délimiter le terrain ou simplement à parquer le bétail en toute sécurité,
  • la constitution de terrasses sur les terrains en pente,
  • la construction de petits ouvrages tels que puits ou cabanes à vocation agricole ou pastorale.

Appellation

Les cabanes en pierres sèches couvrent tout le territoire français avec une plus grosse densité dans la moitié sud.

Les noms donnés aux cabanes sont aussi nombreux qu’il existe de régions ; les plus usités sont :

  • bories en Provence.
  • capitelles dans le sud de l’Ardèche et le Gard.
  • garriottes dans le Lot.
  • cazelles en Lozère.

Utilisation

Construites généralement loin des habitations (en tous cas celle du propriétaire de la terre) elles pouvaient servir d’abri en cas d’intempérie, de desserte pour les outils agricoles ou d’entrepôt pour le petit matériel (rouleaux de fil de fer pour la vigne par exemple).

Technique d’assemblage

Après avoir monté les murs verticalement, le haut de la cabane était construit en encorbellement ce qui signifie que les pierres, orientées vers l’extérieur, se chevauchaient progressivement vers l’intérieur, la fermeture du toit étant constituée d’une grosse pierre plate venant parachever le tout.

La porte d’entrée est surmontée d’un linteau (en général une belle pierre traversante).

Les dimensions et la forme des cabanes pouvaient être diverses selon :

  • les besoins du propriétaire,
  • la configuration du terrain,
  • l’habileté du constructeur.

Dates de construction

Probablement au XIXe siècle et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, mais il n’est pas interdit de penser que certaines peuvent être plus anciennes.

Il est difficile de les dater précisément car on voit très peu de linteaux gravés (comme sur les portes de maison) et les témoignages oraux qui ont parcouru 3 ou 4 générations sont très rares.

Il faut saluer la performance des personnes qui ont bâti ces cabanes constituant un riche témoignage de notre passé : on pourrait les nommer architectes paysans, leur école d’architecture étant faite de bon sens et d’une grande habileté dans le choix et le montage des matériaux.

Il est de notre devoir de préserver ces petits monuments de l’architecture agricole (voire de les restaurer si besoin était).

Le but de cette recherche est de vous faire partager cette reconnaissance envers ces créateurs anonymes et de vous encourager à découvrir ces 9 cabanes inventoriées sur la commune de Quintenas.

Il existe probablement d’autres cabanes que je n’ai pas su découvrir ; je vous encourage vivement à nous les communiquer pour augmenter cet article d’une de vos trouvailles.

Je tiens par ailleurs à remercier les propriétaires des cabanes pour leur accueil chaleureux, les personnes qui m’ont fait découvrir d’autres constructions, enfin Sylvette et Bernard David dont les compétences informatiques vous permettent l’accession à ce site.